Le domaine d’Harcourt :
du Moyen Âge au XXIe siècle
Entre château médiéval, forêt et arboretum, le domaine d’Harcourt invite à une promenade où se mêlent histoire, botanique et paysages. Transformé au XIXe siècle par Louis-Gervais Delamarre en domaine consacré à l’introduction et à l’étude de nouvelles essences forestières, ce site exceptionnel de l’Eure demeure aujourd’hui l’un des plus remarquables ensembles arborés de Normandie.
L’arboretum d’Harcourt à proximité du château fort. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Un château médiéval, une forêt, un arboretum. À quelques kilomètres de Brionne (Eure), le Domaine d’Harcourt semble peu connu du « grand public », peut-être à cause du voisinage prestigieux du Château du Champ-de-Bataille ou de l’Abbaye du Bec Hellouin. C’est pourtant un lieu enchanteur où l’on peut prévoir de passer une journée entière de découverte et de rêve dans le temps et dans l’espace.
Un peu d’histoire
C’est vers 935 que, sur l’ordre de Rollon, Bernard le Danois s’installa dans le village d’Harcourt dont il prit le nom, dans la deuxième moitié du Xe siècle, après le traité de Saint-Clair-sur-Epte. Des mariages successifs avec plusieurs familles illustres (Lorraine, Guise, Poix) sont issues deux branches principales : les d’Harcourt de l’Eure et ceux de Thury-Harcourt (branche ducale). Dès le XVIIIe siècle, on note la présence de membres de la famille aux actuels U.S.A. et au Canada, dans la région de Vancouver où résident encore des descendants.
Hêtre Tortillard à l’arboretum d’Harcourt. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Comme de nombreux aristocrates, les d’Harcourt durent émigrer à la Révolution, puis revinrent, mais délaissèrent le domaine de l’Eure qui tombait en décrépitude lorsqu’il fut mis en adjudication en 1802, à la mort d’Anne-Louise de Beauveau, princesse de Poix, propriétaire des lieux. Louis-Gervais Delamarre, Homme de Loi passionné d’arbres, en devint alors acquéreur. Ami des jardiniers du Jardin des Plantes de Paris, il obtint graines et jeunes plants qui allaient lui permettre, dès 1810, de commencer la plantation d’espèces ornementales et expérimentales destinées à servir de référence.
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