L’écrevisse en Normandie

Longtemps abondante dans les rivières et ruisseaux normands, l’écrevisse a vu ses populations autochtones fortement décliner au cours du XXe siècle. Entre pollution des eaux, maladies et introduction d’espèces étrangères, ce crustacé emblématique des milieux aquatiques illustre aujourd’hui la fragilité d’un équilibre naturel profondément bouleversé.

L'écrevisse dans son milieu naturel.

L’écrevisse dans son milieu naturel. (Photo Yvon Carbonne © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 15 juin 2026 à 09:12

S’il est un habitant de nos eaux douces dont la qualité de la chaire est reconnue, c’est bien l’écrevisse. Jadis abondante dans tous nos cours d’eau, y compris les plus petits ruisseau, ses effectifs ont aujourd’hui considérablement régressé. Tout du moins ceux des espèces autochtones, à savoir l’écrevisse à pattes blanches (Astacus pallipes) et l’écrevisse à pattes rouges (Astacus astacus) qui ont été semble-t-il victime d’une « peste » transmise par un champignon parasite.

On constate toutefois que certains voient réapparaître timidement des populations que l’on croyait éteintes à tout jamais.

Si nos espèces endémiques ont subi de graves préjudices liés à la pollution et à des prélèvements excessifs. Il n’en va pas de même pour l’écrevisse américaine introduite au siècle dernier, et qui se porte à merveille. elle s’est répandue rapidement, colonisant une grande partie du réseau hydrographique français, constitué pars des eaux calmes et tempérées et supportant semble-t-il des taux de pollutions élevés.

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