La chapelle de Bethléem
Un trésor à sauver
À deux pas du château de Gaillon, se cache un petit trésor… Témoin d’histoire et de foi, il s’inscrit dans un écrin fragilisé par des années d’abandon. Une association s’efforce aujourd’hui de le sauvegarder…
Face à l’état préoccupant de la chapelle de Bethléem, les bénévoles de L’Étoile de Bethléem se mobilisent pour préserver ce témoin exceptionnel de cinq siècles d’histoire. (© Robin Gariel)
Les hauts et les bas de 500 ans d’histoire
Le village d’Aubevoye, où se situe l’édifice, lie au XVIe siècle son destin à celui de la chartreuse de Notre-Dame de Bonne-Espérance. Réputée « l’une des plus belles de France », elle est fondée, en 1563, par le cardinal Charles de Bourbon, archevêque de Rouen. Ce dernier entreprend en 1576, à l’attention des moines, la construction de la chapelle de Bethléem ; notre édifice en péril… Les travaux sont achevés en 1582, et l’édifice consacré deux ans plus tard.
Vendue comme bien national à la Révolution, la chapelle est rattachée au domaine de la Créquinière. Elle est alors exploitée comme bâtiment agricole, puis rachetée à la fin du XIXe siècle par les époux Mignot, qui convertissent sa nef en logements. La famille Villain entreprend à son tour des travaux entre 1956 et 1959. La chapelle, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1933, connaît ainsi une période de renouveau, malheureusement suivie de longues années d’abandon à partir de 1992. La nature a tôt fait de reprendre ses droits. Son œuvre est amplifiée par des pilleurs et squatteurs.
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