Viking,
fortune moderne d’un bon mot ancien
Le terme « Viking » est aujourd’hui appliqué à tout ce qui touche de près ou de loin aux peuples scandinaves durant les trois siècles (793-1066) où Danois, Norvégiens et Suédois sillonnèrent l’hémisphère Nord, depuis les fleuves russes jusqu’aux côtes américaines. Mais d’où vient-il et quand a-t-on commencé à l’utiliser en français moderne ? Un point sur la question.
Qu’est-ce qu’un Viking ? (Association T.H.T.N © Rodolphe Corbin)
Dans les sagas islandaises, consignées par écrit tardivement mais qui se font l’écho de traditions orales ancestrales, víkingr est un terme récurrent, revenant invariablement pour qualifier un homme s’engageant pour des expéditions lointaines. La Saga d’Haraldr à la Belle Chevelure, œuvre du scalde Snorri Sturluson au XIIIe siècle, présente par exemple « Göngu-Hrólfr » (Hrólfr le Marcheur), c’est-à-dire Rollon, le fondateur de la Normandie, comme un « puissant viking », formulation derrière laquelle on sent poindre un mélange d’admiration et de respect.
Diversité dans les textes anciens
Dans la Saga du roi Óláfr fils de Trygvvi, le même Snorri Sturluson qualifie également de « vikings » des Estes s’adonnant à la piraterie. Or, les Estes, ancêtres des Estoniens actuels, occupent la rive orientale de la Baltique et ne sont donc pas géographiquement des Scandinaves.
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