Fort de Tourneville au Havre
Un modèle de réhabilitation
Comment réemployer un immense complexe militaire désaffecté, oublié par l’Armée en plein cœur d’une ville ? Au Havre, on a trouvé des réponses différentes pour deux grandes constructions héritées du Second Empire : le fort de Sainte-Adresse est devenu un fantastique jardin public, pendant que le fort de Tourneville poursuit sa métamorphose en pôle culturel.
Fort de Tourneville – Le Havre. L’austère façade sud du fort de Tourneville, parementée en brique rouge. (© Stéphane William Gondoin)
Dans La mauvaise réputation, Georges Brassens affirmait ne pas se sentir concerné par « la musique qui marche au pas ». Gageons que le « polisson de la chanson » aurait adoré entendre résonner guitares, basses et batteries au fort de Tourneville, situé sur les hauteurs du Havre.
Nécessités de défense
Durant les trois premiers siècles de son existence, l’histoire du Havre est intimement liée à celle de son enceinte urbaine, à la fois indispensable corset protecteur en période agitée et frein à son développement lorsque la paix s’instaure durablement. Au gré des nécessités, les fortifications doivent progressivement se dilater pour permettre à une population en pleine croissance de se loger dans des conditions acceptables, à défaut d’être décentes. Au milieu du XIXe siècle, près de 30 000 âmes s’entassent à l’abri des fortifications et depuis une quinzaine d’années déjà des faubourgs se développent à l’extérieur. La situation devient intenable.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°104 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
