PATRIMOINE NORMAND

Un Havre d’art et d’architecture

Le grand port de la pointe de Caux est aujourd’hui internationalement connu pour son centre-ville, reconstruit par Auguste Perret au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. C’est donc à une errance au sein d’un écrin inscrit par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine de l’humanité que nous vous convions. L’architecture des années 1950 n’est toutefois pas la seule à mériter le détour !

Le Havre – Depuis la place Gambetta, vue sur le bassin du Commerce qui, en son temps, séduisit Eugène Boudin. (© Stéphane William Gondoin)

Le Havre – Depuis la place Gambetta, vue sur le bassin du Commerce qui, en son temps, séduisit Eugène Boudin. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 10 novembre 2025 à 23:05 Par
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La Maison de l’armateur, dont nous venons de refermer la porte, se situe à proximité du bassin du Roi, berceau historique du port qui fut longtemps le principal lieu d’atterrissage pour les navires de retour des Amériques ou d’Asie. Tout comme autrefois, il s’agit d’un bassin d’échouage et les petits bateaux qui y mouillent montent ou descendent au gré des marées, se couchant sur le flanc avec le jusant. Dans l’angle nord-ouest veille fièrement la statue de François Ier, le roi-fondateur, signée du sculpteur René André Duparcq, avec sur son socle une représentation en relief du Havre en 1583. Le pont Notre-Dame permet de passer sur l’autre rive et de gagner le quartier éponyme, où s’élèvent dès 1517-1518 les premières maisons de la ville1.

Le muséum et la cathédrale

La place du Vieux-Marché fut longtemps le centre commerçant de la ville. Elle apparaît sur certains plans sous l’inquiétante désignation de « Marché de Canibales » [sic], sans que l’on saisisse son origine exacte. Nous savons cependant que les Arawaks, occupants des Antilles avant l’arrivée des Européens, se nommaient eux-mêmes « Caniba » : comme on leur prêtait des mœurs anthropophages, le terme est resté dans notre langue.

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