Hôtel Dubocage-de-Bléville et Maison de l’armateur
À la recherche du Havre d’antan
Le Havre s’est totalement transformé après la Seconde Guerre mondiale, qui a coûté la vie à plus de 5 000 habitants et laissé près de 80 000 personnes sans logement. Dans le quartier Saint-François, au cœur de la cité, certains bâtiments anciens subsistent pourtant, comme l’hôtel Dubocage-de-Bléville, construit au XVIIe siècle, et la Maison de l’armateur, datant de 1795. Tous deux sont aujourd’hui convertis en musées ; tous deux respirent le souffle du grand large !
L’hôtel Dubocage-de-Bléville (à gauche) et l’élégante façade de la Maison de l’armateur (à droite). (© Stéphane William Gondoin)
En 1517, Rouen, capitale économique de la Normandie, ne parvient plus à assurer convenablement l’ensemble de ses activités maritimes et portuaires. Harfleur, son avant-port historique, est totalement envasé. François Ier ordonne donc le 7 février de faire construire un nouveau port fortifié pour reprendre son rôle. Le 8 octobre de la même année, il signe la charte de fondation de la ville, ce qui permet notamment aux travailleurs de se loger à proximité du chantier et aux premiers colons de s’implanter.
Le site se développe au fil du temps, jusqu’à atteindre son âge d’or après la suppression des remparts, sur une décision de Napoléon III de 1853. Le sinistre commerce triangulaire, l’importation des matières premières des colonies, tabac, café ou coton, la révolution industrielle ou encore le développement des bains de mer, ont en effet permis au Havre de devenir une puissance économique majeure. Au XIXe siècle, sa bourse rivalise même avec celle de New York. Les deux musées racontent cette épopée et sont ainsi des témoins capitaux de l’histoire de la cité.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°120 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
