La météorite de L’Aigle – 1803
De l’incrédulité à l’agrément
Le 26 avril 1803, la spectaculaire chute de pierres observée dans les environs de L’Aigle marque un tournant majeur dans l’histoire des sciences. Grâce à l’enquête minutieuse menée sur place par Jean-Baptiste Biot auprès des témoins et à l’étude des fragments retrouvés dans les campagnes normandes, l’origine extraterrestre des météorites finit par être reconnue par la communauté scientifique après des siècles d’incrédulité.
Météorite de L’Aigle. Jean-Baptiste Biot (1774-1862) prouve au monde scientifique la réalité céleste des météorites. (© Patrimoine Normand).
Le 26 avril 1803, un formidable fracas retentit dans le ciel de l’Orne. Des explosions semblables au tonnerre, un globe de feu traversant les airs, puis une pluie de pierres s’abattant sur les campagnes autour de L’Aigle. Dans les villages, les habitants assistent, terrifiés, à un phénomène que beaucoup prennent d’abord pour un signe surnaturel. Certaines pierres s’enfoncent profondément dans la terre, d’autres traversent les toitures ou tombent à quelques mètres seulement des témoins.
À une époque où de nombreux savants refusent encore de croire que des pierres puissent tomber du ciel, l’enquête menée par Jean-Baptiste Biot va bouleverser les certitudes scientifiques. En recueillant méthodiquement témoignages et fragments tombés du ciel, le physicien démontre l’origine extraterrestre des météorites. L’événement survenu en Normandie marque alors un tournant majeur dans l’histoire des sciences.
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