Château et jardins de Sassy
L’enfant de la forêt d’Écouves
À Saint-Christophe-le-Jajolet, au cœur du parc naturel régional Normandie-Maine, le château de Sassy magnifie la forêt d’Écouves, sublime tête couronnée sur le corps nu de la sylve millénaire. La rigoureuse beauté de son jardin à la française contraste avec le foisonnement du massif forestier, son opposé et son complément, en une remarquable alliance du sauvage et de l’apprivoisé.
Château de Sassy. Vu des terrasses, le jardin à la française séduit par ses arabesques et ses topiaires, soigneusement ordonnés autour du bassin central. Derrière l’orangerie et ses marquises de tilleuls, on découvre l’horizon lointain de la campagne d’Argentan, ses prairies et ses fermes, analogue à ce qu’elle était sous l’Ancien Régime. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Il y a Vaux-le-Vicomte, Versailles, et… Sassy ! Exagéré ? À peine, au vu du résultat. Certes, ni le château normand, ni son jardin ne sont contemporains des merveilles du Grand Siècle, mais le même esprit a présidé à leur réalisation, servie par une implantation géographique privilégiée qui ne doit rien au hasard.
La forêt et la chasse
C’est indéniablement en vue de pratiquer la chasse que beaucoup de propriétaires greffent leurs châteaux sur les massifs forestiers. Si au Moyen Âge cette activité est considérée à juste titre comme un entraînement à la guerre, il serait réducteur d’invoquer cette seule raison : en un temps où les distractions sont rares, la chasse constitue pour les seigneurs le loisir par excellence, celui où ils donnent libre cours à leur énergie physique et à leurs instincts virils. Ils chassent parce qu’ils aiment la chasse, et les ducs ne sont pas les derniers à s’y livrer ! Après la conquête de l’Angleterre, Guillaume de Normandie crée au sud de Winchester une immense réserve boisée dans le seul but d’y satisfaire sa passion cynégétique.
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