Le camp de Bierre
Une forteresse de l’âge du fer
Site archéologique emblématique de la protohistoire, probablement le plus important du genre dans l’ouest de la France par son ancienneté, sa monumentalité et son état de conservation, le camp de Bierre, avec ses imposants remparts de pierre sèche, nous transporte à l’époque où les Celtes étendaient leur civilisation sur une bonne partie de l’Europe.
Vue aérienne du camp celtique de Bierre. (© CD61)
Implanté entre Falaise et Argentan, sur la commune de Merri, le camp de Bierre occupe le sommet d’un éperon rocheux. Deux petits ruisseaux affluents de la Dives se rejoignent ici et découpent de part et d’autre deux vallées très étroites, donnant à ce plateau de grès armoricain la forme d’une pointe qui s’enfonce au cœur de la plaine calcaire cernant les alentours.
Du haut de ce promontoire, on profitait en des temps reculés d’un point de vue privilégié pour surveiller les environs et contrôler la circulation des hommes et des marchandises. Le camp devait également servir de lieu de refuge aux populations riveraines en cas d’attaque ennemie. Il inscrivait en outre de façon symbolique la puissance de ses occupants dans le paysage. C’est donc à la fois pour ses caractéristiques naturelles défensives et pour le côté ostentatoire de sa topographie, que le site de Bierre fut très tôt occupé par les hommes, dès la fin du Néolithique, et qu’on y éleva des remparts pour le transformer en véritable forteresse à l’âge du fer.
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