L’abbaye Sainte-Trinité de Lessay
Tel le phœnix qui renaît de ses cendres
Bâtie dans la seconde moitié du XIe siècle, l’abbaye romane de Lessay a subi tout au long des siècles les affres des guerres. Son abbatiale est célèbre pour posséder l’une des premières voûtes sur croisée d’ogives de l’histoire. En 1944, l’édifice est à la fois bombardé et miné lors des combats de la Libération. Après plus de dix ans de restauration, il renaîtra enfin de ses cendres…
Abbaye de Lessay. (© M. Choquet)
L’abbaye de Lessay est fondée en l’an de grâce 1056 par le baron Richard Turstin Haldup et son fils Eudes au Capel, seigneurs de La Haye-du-Puits, parents de la famille ducale. Elle est édifiée sur les rives de l’Ay, dans la paroisse de Sainte-Opportune, une zone marécageuse située non loin d’un havre. Le terrain retenu se nomme Exaquium, du latin ex aquis, littéralement « terrain repris sur les eaux », qui devient par la suite Essey puis Lessay.
La fondation et l’âge d’or
En 1047, au lendemain de sa victoire du Val-ès-Dunes sur des vassaux coalisés, le jeune duc Guillaume le Bâtard réussit à imposer son autorité en Normandie occidentale. Pour mieux contrôler ces territoires et y asseoir son autorité, il demande alors à ses proches d’y multiplier les fondations monastiques, foyers de stabilité. Des moines du Bec-Hellouin arrivent donc à Lessay et se donnent pour premier abbé un certain Roger. En 1064, Geoffroy de Montbray, évêque de Coutances, autorise le début des travaux et en 1080, Guillaume le Bâtard, devenu entre-temps roi d’Angleterre, confirme dans une charte signée par de nombreux hauts dignitaires toutes les possessions de l’abbaye.
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