PATRIMOINE NORMAND

L’enlèvement des Sabines vu par Nicolas Poussin

Si l’on devait désigner un seul artiste incarnant à la perfection le classicisme français, le choix se porterait indubitablement sur le Normand Nicolas Poussin. Parmi les nombreuses œuvres qui font désormais la fierté des plus prestigieux musées de la planète, coup de projecteur sur sa première version de L’enlèvement des Sabines, peinte dans les années 1633-1634.

Nicolas Poussin, L’enlèvement des Sabines , vers 1633-1634. Huile sur toile, 154.6 x 209.9 cm. (Fonds Harris Brisbane Dick, 1946. © The Metropolitan Museum of Art. Domaine public. metmuseum.org)

Nicolas Poussin, L’enlèvement des Sabines, vers 1633-1634. Huile sur toile, 154.6 x 209.9 cm. (Fonds Harris Brisbane Dick, 1946. © The Metropolitan Museum of Art. Domaine public. metmuseum.org)

Mis à jour le 18 novembre 2025 à 02:12 Par
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Nicolas Poussin naît en 1594 au hameau de Villers, sur le territoire de la commune des Andelys. En 1612, il monte à Paris et travaille un temps dans l’atelier du peintre maniériste Georges Lallemant. Après des séjours au Luxembourg et à Venise, il se rend à Rome et décide de s’y installer. Fasciné par l’art antique, bénéficiant du soutien de puissants mécènes, il s’intéresse surtout aux thèmes mythologiques, bibliques ou plus généralement religieux, et produit ses premiers chefs-d’œuvre comme La mort de Germanicus (1627), Le martyre de saint Érasme (1628-1629), Midas à la source du fleuve Pactole (v. 1627) ou L’adoration du veau d’Or (v. 1634). Son talent attire l’attention du cardinal Richelieu, qui l’invite à revenir à Paris où il arrive en décembre 1640.

Las ! Le titre de premier peintre du roi lui vaut bien des inimitiés parmi ses confrères et les tâches qu’on lui confie, réalisation d’immenses tableaux d’autel et autres peintures allégoriques, décoration de la grande galerie du palais du Louvre, l’ennuient profondément. Lassé des intrigues et d’un travail qu’il juge peu gratifiant, sous prétexte d’aller chercher sa femme, il regagne Rome en septembre 1642 et se garde bien de retourner en France.

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