Jean-François Millet & le Veau dédaigné…
& le Veau dédaigné…
Né dans la presqu’île de la Hague en 1814, l’enfant du hameau de Gruchy est à juste titre considéré comme le peintre par excellence de la vie paysanne. Cette œuvre magistrale réalisée en 1864, a rejoint les collections de l’Art Institute de Chicago. Et ce n’est pas un hasard !
Des Paysans rapportent à leur maison un veau né dans les champs. Jean-François Millet, 1864. Huile sur toile, 100 × 81.1 cm. (Collection du mémorial Henry Field – © Art Institute de Chicago – Domaine public – www.artic.edu)
Millet s’installe dans la commune de Barbizon (Seine-et-Marne) en 1849, en lisière de la forêt de Fontainebleau. Là il reçoit la visite de quantité d’artistes venus exprès des États-Unis pour le rencontrer. Citons William Morris Hunt, qui achète Le Semeur (aujourd’hui conservé au Museum of Fine Arts de Boston) au Salon de 1851, et William Perkins Babcock. Ce dernier demeurera son ami jusqu’à la fin de ses jours, au point de lui servir de témoin à son mariage avec Catherine Lemaire, le 12 septembre 1853, mais aussi de venir déclarer son décès à la mairie de Barbizon, le 20 janvier 1875. Très tôt appréciées outre-Atlantique, les œuvres de Millet seront nombreuses à traverser l’océan.
Pour le meilleur et le pire
Ainsi la superbe toile intitulée Des Paysans rapportent à leur maison un veau né dans les champs, sélectionnée en compagnie de Bergère avec son troupeau (aujourd’hui au musée d’Orsay) pour le Salon de 1864. La Bergère remporte un franc succès et reçoit des louanges quasi unanimes, à l’image de ceux que lui décerne Le Petit Journal : « Tout le monde le savait, ou du moins le soupçonnait depuis longtemps : ce Jean-François Millet, peintre fermier, demi-paysan qui vit au fond des bois avec une nombreuse famille et redoute le voyage de Paris par attachement pour ses sabots ; cet homme simple et modeste entre tous est un grand peintre. […] Je ne sais pas ce que la critique la plus malveillante pourrait blâmer dans ce chef-d’œuvre complet. »
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