Dans les pas de la comtesse de Ségur
Randonnée à Aube
Aube, dans la vallée de la Risle, évoque les premières lueurs du jour, l’élan incandescent de l’enfance. C’est ici que la comtesse de Ségur imagina les personnages de ses romans : de Sophie au bon petit diable, en passant par le général Dourakine ou l’âne Cadichon. Tous vont surgir de votre mémoire et vous accompagner, au fil de cet itinéraire régressif très réjouissant.
La comtesse de Ségur habita le château des Nouettes de 1821 à 1872. Elle y écrivit ses 19 romans. (© Christiane Lablancherie)
Des plaines de Russie au pays d’Orne
Notre parcours débute devant le musée de la comtesse de Ségur, l’ancien presbytère, une étape indispensable pour vous imprégner de l’univers de l’écrivaine. On y évoque l’histoire singulière de cette femme, née en Russie tsariste en juillet 1799, fille du comte Rostopchine, ancien ministre du tsar. Tombé en disgrâce, le père va devoir s’exiler en France avec sa famille, où Sophie épousera Eugène de Ségur, officier de cavalerie. En 1821, le magnanime comte Rostopchine offre à sa fille, pour ses étrennes, le château des Nouettes, à Aube, aux confins du pays d’Ouche et du Perche : cinq des sept enfants de la comtesse y naîtront.
Le musée invite à revisiter la vie de celle qui va devenir l’écrivaine que l’on connaît. Une vocation tardive, car elle a 56 ans quand elle rédige son premier livre. Dans chaque pièce, on retrouve les fameuses couvertures rose et or de la Bibliothèque rose illustrée, mais on apprend ici que c’est d’abord à la Bibliothèque des Chemins de Fer que Sophie publia ses premiers récits.
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