La Manufacture Bohin
Un patrimoine vivant exceptionnel
Lorsque l’on évoque les activités artisanales et industrielles d’antan, c’est bien souvent pour déplorer leur disparition. L’usine Bohin de Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne) est presque l’exception qui confirme la règle. En ce début du XXIe siècle, elle réussit l’exploit, non seulement de conserver une activité industrielle réputée, mais aussi de s’intégrer dans une véritable dynamique touristique. Là n’est pas la seule originalité de cette entreprise, fondée par un homme d’exception, Benjamin Bohin. Perçons sans plus attendre les secrets de l’aiguille, en découvrant cette entreprise augmentée d’un musée.
L’usine Bohin fait coexister des activités industrielle et touristique. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Le berceau français de l’épinglerie
L’usine Bohin ne s’est pas implantée par hasard à L’Aigle. Le secteur revendique une longue tradition autour de l’artisanat du fer. Le triangle formé par les petites villes dynamiques de L’Aigle, Rugles et Bourth, constitue même, dès le XVe siècle, le berceau français de l’épinglerie.
Le sous-sol du pays d’Ouche est riche en fer. Le minerai est en réalité trop pauvre pour réaliser des produits d’envergure, mais il y a là de quoi fabriquer de petits objets à usage quotidien. Les recherches effectuées par le musée ont montré que les épingles locales étaient si appréciées qu’elles constituaient un cadeau tout trouvé pour les étrennes des dames.
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