Blangy-le-Château
Rome en pays d’Auge
« Le bourg de Blangy est plutôt vilain, la place est en contrebas, les maisons sales, défraîchies, mal peintes ; les gens paraissent très indifférents et vous regardent passer avec surprise comme si c’était un événement d’apercevoir un étranger ». Ainsi un visiteur décrivait-il le village en 1905. En compagnie de l’historien local Daniel Deshayes, nous allons vous prouver que tout cela a bien changé !
Blangy-le-Château. Dans les années 2000, une réhabilitation a révélé le charme du bourg. (© Laurent Ridel)
Les Castelblangeois (les habitants de Blangy-le-Château) n’aiment pas les étrangers ? Un syndicat d’initiative et un camping prouvent qu’aujourd’hui ils sont les bienvenus. Des maisons à pan de bois sont désormais restaurées par des occupants de résidences secondaires, ravis d’habiter au sein d’une belle campagne, à seulement vingt kilomètres de Deauville. Cette campagne, c’est celle du pays d’Auge. En résumé, herbages, vergers, haies, prés et vaches. Un concentré de la Normandie du bocage. Mais aussi un petit peu d’Italie…
Les sept collines
C’est du moins l’avis de l’abbé Picard, un ancien curé du village qui comparait, il y a quarante ans de cela, le site de Blangy-le-Château à celui de Rome. Comme la capitale antique, Blangy est installée au fond d’une cuvette, dominée par sept collines. Une comparaison un peu pompeuse. Les collines de Blangy ne sont ni le Capitole, ni l’Aventin. Juste de simples coteaux découpés par des vallons, et surmontés non pas de temples mais de bois. L’expression a toutefois fait mouche, à tel point que la nouvelle école s’appelle « les sept collines ».
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