PATRIMOINE NORMAND

Yport

Balade en trois dimensions

La mer, les hautes falaises, la campagne à perte de vue… Voici une balade qui ne manque pas de relief : ça va monter, descendre, zigzaguer. De quoi vous enthousiasmer si vous êtes amateur de panoramas à couper le souffle, de vallons secrets et de belles villas. Pour succomber tout à fait au charme de cette charmante station balnéaire de la côte d’Albâtre, un seul conseil : laissez-vous « yporter » !

Symboles d’Yport, les Doris évoquent la grande pêche d’autrefois : ces bateaux étaient embarqués sur les trois-mâts en partance pour Terre-Neuve, rappelant l’histoire maritime profonde du village. (© Christiane Lablancherie)

Symboles d’Yport, les Doris évoquent la grande pêche d’autrefois : ces bateaux étaient embarqués sur les trois-mâts en partance pour Terre-Neuve, rappelant l’histoire maritime profonde du village. (© Christiane Lablancherie)

Mis à jour le 21 décembre 2025 à 16:28 Par
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Située entre Étretat et Fécamp, la petite cité d’Yport est pelotonnée au creux d’une haute falaise. Il ne faut pas hésiter à la surprendre de bon matin, quand le soleil la réveille. C’est le moment idéal pour entamer votre périple. Le départ de la balade s’effectue sur la plage. S’il fait beau, vous apprécierez le spectacle de la mer miroitant à l’infini et de ces falaises qui se dressent dans l’ombre comme des géants. Superbe préambule à votre randonnée.

Yport, l’autre Étretat

Yport n’avait autrefois rien à envier à sa voisine Étretat, car ici aussi s’élevait une arche qui enjambait les flots dans un gracieux élan de pierre. Une tempête mémorable, en 1984, eut raison de cette incroyable sculpture de craie. Tout comme à Étretat, la falaise bruisse de légendes : on raconte notamment qu’ici, dans ses flancs abrupts, elle abriterait des canons remplis de pièces d’or et d’argent. L’autre fierté d’Yport, ce sont ses Doris, ces frêles bateaux à l’origine embarqués pour les campagnes de pêche du côté de Terre-Neuve. Comme les marins fécampois, les travailleurs de la mer d’Yport participèrent à l’aventure de la « grande pêche ». Ils troquèrent alors la traditionnelle caïque, ce navire ventru utilisé pour traquer le hareng, le chien de mer ou la raie, le long des côtes anglaises, contre les grands morutiers.

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