Deauville avant la tourmente
La crise économique de 1929 parvient en France et sonne la fin de l’euphorie des Années folles. Tandis que les mouvements sociaux s’acheminent vers le Front Populaire et que l’Europe frémit des chants du nazisme triomphant, Deauville poursuit sa quête des plaisirs contre vents et marées.
L’entre-deux-guerres à Deauville. (© Coll. Gilbert Hamel)
1932 marque un piétinement des réalisations à Deauville. L’industrie et la consommation souffrent de la crise. Les projets en cours finissent par aboutir, mais les nouvelles idées se trouvent gelées faute de moyens. Pourtant, Armand Esders n’a pas jeté l’éponge. Le mécène de la station reste fermement décidé à donner corps à ses rêves. Après la création de l’aéroport de Saint-Gatien-des-Bois (lire Patrimoine Normand n°87), il cherche à renouer avec les émois mécaniques suscités à la Belle Époque par l’essor du moteur à explosion, malgré les bouleversements politiques qui agitent la France.
Une course unique
À son instigation, le 14 mars 1936, une association voit le jour, intitulée Grand Prix Automobile de Deauville, qui a pour objet « la création et l’organisation de courses automobiles à Deauville et dans la région Deauvillaise ». Robert Fossorier, un industriel élu maire l’année précédente, en est le président d’honneur ; il en est aussi un membre fondateur, aux côtés de Louis Le Loët, président du Syndicat d’Initiative et de Propagande de Deauville, et, bien entendu, du principal donateur Armand Esders.
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