Le château d’Auberville à Joganville
Dans le Plain, le château d’Auberville dissimule derrière une apparente austérité une architecture raffinée, dominée par une remarquable porte Renaissance. Entre éléments défensifs et remaniements classiques, l’ensemble révèle une élégance discrète caractéristique des demeures de ce secteur.
Le château d’Auberville à Joganville. Vue générale de la façade sur cour. (Photo de Jean-Xavier de Saint-Jores © Patrimoine Normand)
De prime abord, cet ensemble entouré de vastes communs paraît rustique et austère. En réalité, il n’en est rien : Auberville est riche d’éléments architecturaux superbes qui lui confèrent une grande classe.
En effet, la façade sur cour, à rez-de-chaussée surélevé et sous-sol percé de jours circulaires , s’orne d’une magnifique porte d’entrée et de fenêtres à meneaux partiellement conservées. La porte d’entrée, qui domine un perron droit, mérite toute l’attention. Cette dernière est bordée par deux pilastres rectangulaires qui supportent deux consoles fleuries agrémentées d’acanthes, séparées par un linteau à trois clés de voûte. Cet ensemble supporte un entablement mouluré qui est coiffé d’un riche décor, dont l’ovale armorié a été bûché à la révolution. Les armes étaient surmontées d’un heaume à larges panaches, le tout inscrit entre deux colonnes cannelées soutenant un fronton triangulaire.
Le caractère exceptionnel de cette ouverture fait dire à Rémy Villand que cette porte a pu être inspirée d’ouvrages d’architecture en vogue au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, ouvrages réalisés notamment à partir du « livre extraordinaire » de Sébastien Serlio (Lyon, 1551).
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