PATRIMOINE NORMAND

Montivilliers : dans et autour de l’abbaye ressuscitée…

Depuis le début de la réhabilitation de l’abbaye de Montivilliers (voir notre Patrimoine Normand n° 33 de juin 2000), celle-ci n’a cessé de s’embellir grâce à des travaux soutenus dans l’esprit même des artisans d’antan, jusqu’à devenir le reflet retrouvé du passé, parfaitement intégrée dans notre environnement moderne. Au point qu’on ne serait pas le moins du monde étonné d’apercevoir aujourd’hui quelques moniales déambuler parmi la foule les jours de marché, ou trottiner le long de la Lézarde en route vers quelque mission sacrée.

Photo de l'abbaye de Montivilliers.

Abbaye de Montivilliers. Mur Est du réfectoire. (Photo Alexandre Vernon © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 17 avril 2026 à 17:54 Par
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Après « Cœur d’Ab­baye » qui nous révèle le parcours de prières des moniales à l’intérieur même de l’abbaye, voici à l’extérieur, tout autour du vénérable édifice, grâce à plusieurs bornes interactives installées récemment, les cheminements divers de la vie des religieuses qui, sous la conduite de leur mère abbesse, ont marqué de leur foi ces lieux pendant plusieurs siècles.

Le rayonnement de l’abbaye

Cela commença au VIIe siècle lorsque Saint-Philibert fonda un monastère de femmes en cette vallée verdoyante au milieu de laquelle serpente paresseusement une rivière argentée : la Lézarde. Un monastère déjà rayonnant qui prit le nom de « Monastorium Villare » à cause des hameaux d’alentour, d’où celui de Montivilliers.

Photo de l'église abbatiale Saint-Sauveur.

L’église abbatiale Saint-Sauveur. À droite le portail roman du XIIe siècle, à gauche, l’entrée de l’église du XVe siècle. (Photo Alexandre Vernon © Patrimoine Normand)

A partir de l’an 820, des hordes de Vikings débarquent dans la région, ravageant, pillant tout sur leur passage, laissant la pauvre abbaye en un tas de ruines. Deux siècles plus tard, ces Normands, alors convertis à la foi chrétienne, reconstruisent patiemment ce qu’ils avaient détruit. Et sous l’impulsion du duc de Normandie, Robert le Magnifique, (dit aussi Robert le Diable) juste avant son départ pour la Croisade, l’abbaye de Montivilliers s’édifia bientôt pour devenir un monastère de femmes plus rayonnant que jamais. D’autant plus qu’elle fut dirigée à ses débuts par la grande abbesse Béatrix, la propre tante de Robert. A partir de cette époque, l’abbaye de Montivilliers étendit son emprise, tant spirituelle que temporelle, sur toute la région et même au-delà, dans la paix sereine et dans la prière, grâce en particulier à la charte d’exemption accordée par Robert le Magnifique en 1035.

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