PATRIMOINE NORMAND

Sauvetage d’un « parquet Versailles » datant du XVIIIe siècle

Qu’il s’agisse d’un château comme celui de Servigny, d’un hôtel particulier, d’un manoir, ou même d’une ancienne maison de pays, la restauration d’une vieille demeure peut parfois décourager certains propriétaires devant l’ampleur des travaux à réaliser. Pourtant, avec un certain sens de l’observation et en s’entourant des bons con­seils de personnes soucieuses de la sauvegarde de notre patrimoine, il est possible d’entreprendre des travaux d’une certaine importance pour partie par soi-même et sans forcément se ruiner.

Sauvetage d’un ancien plancher à la française dit « à la Versailles » datant du XVIIIe siècle. Les parties non visibles manquantes ont été comblées à la résine (ici), tandis que les parties pouvant être vues (parement) ont été restaurées ou remplacées par du chêne ancien. Le dos de chaque panneau est méticuleusement brossé à l’aide d’une brosse à main métallique et traité à l’aide de produits fongicides. (© Christine Duteurtre)

Sauvetage d’un ancien plancher à la française dit « à la Versailles » datant du XVIIIe siècle. Les parties non visibles manquantes ont été comblées à la résine (ici), tandis que les parties pouvant être vues (parement) ont été restaurées ou remplacées par du chêne ancien. Le dos de chaque panneau est méticuleusement brossé à l’aide d’une brosse à main métallique et traité à l’aide de produits fongicides. (© Christine Duteurtre)

Mis à jour le 9 avril 2026 à 14:18 Par
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Nous allons aujourd’hui suivre le chantier de réfection du parquet XVIIIe en chêne à assemblage chevillé du grand salon d’un hôtel particulier. Certains proposaient de remplacer ce plancher dit « à la Versailles » par un neuf. Mais après les conseils avisés d’un ébéniste-restaurateur de meubles anciens (techniques identiques), ce parquet condamné à disparaître a finalement pu être sauvé.

Une partie du travail a été effectuée par le propriétaire alors que l’ébéniste a pu assurer en atelier la partie restauration des panneaux de parquet. Les solivages avaient en effet été fortement attaqués depuis des décennies par des vers et autres insectes xylophages. Il a résulté de l’ac­tion de ces insectes voraces un affaiblissement notable de l’en­semble de la structure. Ces soliveaux étaient en si mauvais état qu’ils n’étaient plus à même de retenir le poids de la terre battue servant à l’origine de matériau d’isolation autant phonique que thermique. Par son poids, cette charge avait contribué à énormément « creuser » la surface du plancher qui, de fait, accusait une souplesse inquiétante.

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