Trois « capitales » pour une boutonnière

Neufchâtel-en-Bray, Forges-les-Eaux, Gournay-en-Bray

Le pays de Bray est un territoire très étiré et plutôt étroit, qui compte dans sa partie normande trois communes d’importance posées tous les vingt kilomètres environ. Trois petites villes, suffisamment distantes les unes des autres pour jouer le rôle de centres administratifs et commerciaux, qui possèdent chacune un patrimoine à découvrir.

Les Tourelles, à la sortie de la ville de Neufchâtel en direction de Rouen. (© Stéphane William Gondoin)

Les Tourelles, à la sortie de la ville de Neufchâtel en direction de Rouen. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 5 novembre 2025 à 21:04

Neufchâtel fut, de 1800 à 1926, le chef-lieu d’un arrondissement qui comprenait les cantons de Blangy-sur-Bresle, Aumale, Londinières, Neufchâtel, Saint-Saëns, Argueil, Forges-les-Eaux et Gournay, dépassant les limites que nous avons fixées au pays de Bray. Largement martyrisée durant la Seconde Guerre mondiale, la cité a néanmoins conservé quelques éléments intéressants de son patrimoine ancien. Ils cohabitent avec un centre-ville et un centre administratif contemporains, ce dernier ayant reçu, le 31 mars 2015, le très prisé label Patrimoine du XXe siècle, décerné par le ministère de la Culture

Au fil des rues de Neufchâtel

L’édifice le plus vénérable et le plus imposant de Neufchâtel est son église Notre-Dame, dont les parties les plus anciennes remontent à l’époque romane. Derrière un clocher-porche au portail de style flamboyant, dont le décor a malheureusement été poli par l’érosion, le reste de l’édifice date des XIIIe et XVe siècles, avec divers remaniements au xviie siècle. L’élément de mobilier majeur est une mise au tombeau saisissante de réalisme datant de 1451 (une inscription précise « L’AN MCCCC XXXX et XI FUT FAIT CE SEPULCRE »), qui se trouvait avant la Révolution à l’abbaye de Beaubec-la-Rosière. De toute beauté, on y remarque, autour du corps du Christ, Joseph d’Arimathie et son aide, Nicodème, ainsi que la Vierge, Marie-Madeleine, et une femme inconnue tenant entre ses mains un livre frappé du sceau de l’Apocalypse.

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