Les Gaulois et la mort en Normandie
Une exposition présentée au Musée de Normandie jusqu’au 20 septembre explore les pratiques funéraires à l’âge du Fer (VIIe-Ier siècle avant J.-C.). Grâce aux découvertes récentes de l’archéologie, tout un pan méconnu de la société gauloise ressurgit aujourd’hui avec une intensité nouvelle.
À gauche :Nécropole d’Éterville, « Le Clos des Lilas » (Calvados).Vase polychrome à piédestal de la première période (seconde moitié du VIesiècle avant notre ère) ayant fait office d’urne cinéraire.La frise de chevrons ornant le haut de la pièce est réalisée à l’aide d’une enduction beige et d’une autre à base d’hématite. (© Musée de Normandie, Ville de Caen/J.-M.Yvon) ; À droite : la nécropole d’Eterville (Calvados) illustre la continuité des pratiques funéraires et cultuelles d’un site de la plaine de Caen pendant près de 300 ans (VIe – IIIe siècle avant J.-C.). (© Hervé Paitier, Inrap)
Dans un numéro récent (n° 70), nous avions évoqué les premiers agriculteurs de la future Normandie, avec la période Néolithique. Nous franchissons quelques siècles et une nouvelle exposition nous permet de retrouver les populations gauloises de Normandie, période capitale où les tribus celtiques sont à l’origine des pays normands, avec leurs cités qui deviendront ultérieurement évêchés…
L’avènement de l’archéologie préventive a permis, depuis maintenant une quinzaine d’années, un renouvellement complet des connaissances concernant l’Âge du Fer en Normandie. Il est maintenant possible de saisir la complexité des sociétés gauloises dont la vie quotidienne nous paraissait jusqu’alors difficile à cerner. La connaissance des pratiques funéraires de ces populations était principalement liée à la découverte, parfois ancienne, d’objets de prestige liés à des sépultures privilégiées. Ces données récentes, fournies par l’archéologie préventive, ont permis de documenter de manière plus large cette part prépondérante dans l’évolution de la société gauloise entre les VIIe et Ier siècles avant notre ère. La complexité des rites et la variabilité des pratiques funéraires ont évolué considérablement pendant cette période au cours de laquelle l’actuelle Normandie se trouvait à la charnière de deux entités aux pratiques funéraires et aux croyances dissemblables : les gaules Celtique (au sud de la Seine) et Belgique (au nord du fleuve).
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