PATRIMOINE NORMAND

Gare au varou !

Le loup-garou normand

Le monde des légendes et des croyances a enfanté les centaures, ces fameux hommes-chevaux, des hommes-serpents, des hommes-oiseaux, des femmes-poissons… Voici, errant dans la nuit sous la lune, l’homme-loup. Dans toutes les régions de France, y compris la nôtre, la tradition populaire rurale transmet des récits terrifiants concernant ce personnage fantastique. Voici donc les tribulations du varou.

La chasse au loup et au renard, Peter Paul Rubens, vers 1616. Les prédateurs ont toujours connu une cohabitation difficile avec l’homme. Le loup particulièrement – animal nocturne aux hurlements inquiétants, volontiers nécrophage et crédité d’attaques mortelles – fut l’objet d’une destruction systématique. Il est aujourd’hui protégé au niveau planétaire. (Fonds John Stewart Kennedy, 1910. © The Metropolitan Museum of Art – Domaine public – metmuseum.org)

La chasse au loup et au renard, Peter Paul Rubens, vers 1616. Les prédateurs ont toujours connu une cohabitation difficile avec l’homme. Le loup particulièrement – animal nocturne aux hurlements inquiétants, volontiers nécrophage et crédité d’attaques mortelles – fut l’objet d’une destruction systématique. Il est aujourd’hui protégé au niveau planétaire. (Fonds John Stewart Kennedy, 1910. © The Metropolitan Museum of Art – Domaine public – metmuseum.org)

Mis à jour le 4 novembre 2025 à 18:18 Par
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« Loup-garou » est le nom composé français pour évoquer un être humain censé se transformer en loup. Garou est issu de la contraction des termes francisques wari (apparenté au latin uir, homme) et wulf, loup ; la forme loup-garou est donc un pléonasme.

Questions de terminologie

Dans les campagnes normandes et le long des côtes de la Manche, les habitants lui préfèrent « varou ». On retrouve des mots proches en allemand (Werwolf), en anglais (werewolf), en islandais (varúlfur), en néerlandais (weerwolf), en norvégien et en suédois (varulv). Si varou est la forme la plus courante en Normandie, on disait aussi dans l’Orne, aux environs d’Argentan, « courir le guéru », dans ce cas plus près du bas-latin gerulphus.

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