PATRIMOINE NORMAND

Les trésors bâtis d’Étretat

Le petit village de pêcheurs, d’abord fréquenté par les artistes, est donc devenu en deux siècles l’un des lieux normands les plus connus et les plus visités. Si, comme Maupassant l’affirme dans Une vie, on y vient d’abord pour admirer « ces grandes arches de la falaise qu’on nomme les portes d’Étretat », la commune abrite aussi quantité d’éléments patrimoniaux qui méritent une attention toute particulière.

La chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, perchée au sommet de la falaise d’Amont. (© Stéphane William Gondoin)

La chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, perchée au sommet de la falaise d’Amont. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 1 novembre 2025 à 22:35 Par
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Droit d’aînesse oblige, intéressons-nous d’abord à l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. Sa valeur architecturale est telle que Prosper Mérimée la fit inscrire dès 1840 sur la Liste des monuments pour lesquels des secours ont été demandés, embryon du classement au titre des monuments historiques. C’est dire…

Une paroisse et son cimetière

La Normandie connaît une vague de construction d’édifices religieux à partir du milieu du xie siècle, et c’est peut-être dès cette époque qu’apparaît l’église d’Étretat. À l’origine placée sous le vocable de Saint-Sauveur, elle est construite selon un plan en croix latine, aux bras du transept peu saillants. Le portail occidental est coiffé d’un arc en plein cintre, aux voussures décorées avec une remarquable sobriété, comme presque toujours en Normandie : frettes crénelées, chevrons… Le tympan est occupé par un bas-relief très mutilé, difficile à dater, représentant un Christ en gloire dans une mandorle, bénissant, et entouré des symboles des quatre évangélistes. Sur le pourtour extérieur, les murs gouttereaux possèdent une succession de modillons ornés de têtes humaines ou de créatures fantastiques. En poussant sa porte, on découvre une nef à deux collatéraux, neuf travées et deux niveaux d’élévation (grandes arcades et fenêtres hautes). Les six premières travées sont d’un style roman des plus purs, quand le reste de l’église doit presque tout au gothique. À la croisée du transept notamment, s’élève une somptueuse tour-lanterne à laquelle on ne manquera pas de trouver certaines ressemblances avec celle de l’abbatiale de la Trinité, à Fécamp.

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