Patrimoine Normand

La flèche de la cathédrale de Rouen retrouve ses clochetons

Au sommet de la cathédrale de Rouen, un chantier spectaculaire vient de s’achever : les clochetons entourant la flèche ont été entièrement restaurés, redonnant à l’édifice l’élan et la silhouette imaginés au XIXe siècle.

Photo de gauche : La tour lanterne, la flèche et les clochetons avant la restauration ; Photo de droite : La cathédrale avec un léger voile de brume au printemps 2013. Trois des clochetons sont encore sous échafaudages 

Photo de gauche : La tour lanterne, la flèche et les clochetons avant la restauration ; Photo de droite : La cathédrale avec un léger voile de brume au printemps 2013. Trois des clochetons sont encore sous échafaudages (© Stéphane William Gondoin).

Mis à jour le 10 avril 2026 à 18:31 Par
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C’est une restauration spectaculaire qui vient de s’achever au sommet de la tour lanterne de la cathédrale de Rouen. Depuis 2010, un chantier était en cours pour remettre en état ou restituer les quatre clochetons disposés au pied de la flèche monumentale couronnant l’édifice. L’ensemble flèche-clochetons, qui date de la fin du XIXe siècle, avait en effet beaucoup souffert au fil du temps. Le 26 décembre 1999 notamment, les vents violents balayant la France avaient précipité le clocheton de l’angle nord-est dans le vide. La structure de fer et de cuivre avait alors traversé les voûtes de l’édifice pour aller s’écraser dans le chœur, 70 mètres en contrebas. Les trois clochetons subsistants présentaient pour leur part un état de dégradation avancé très inquiétant.

Trois ans de travaux se sont avérés nécessaires pour mener à bien cette opération titanesque. Il a notamment fallu déposer un par un les trois clochetons subsistants, puis remonter pièce par pièce, comme dans un mécano géant, les quatre nouvelles charpentes métalliques conçues en inox. Avant de retirer les échafaudages, la dernière étape a consisté à recouvrir les charpentes de leurs éléments en cuivre, tous étant d’origine ou refaits à l’identique. Grâce à ce lifting, gargouilles, chimères et autres dragons ont recouvré leur place d’antan et repris leur surveillance muette sur les bonnes âmes de la ville de Rouen.

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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°88. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

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