La commanderie de Valcanville
D’apparence modeste, la commanderie de Valcanville dissimule une organisation héritée du Moyen Âge, où exploitation agricole et demeure seigneuriale coexistent au sein d’un ensemble structuré, marqué par l’histoire des Templiers puis des Hospitaliers.
La commanderie de Valcanville : vue générale de l’habitation actuelle et de ses communs attenants. (Photo Jean-Xavier de Saint-Jores © Patrimoine Normand)
Ce type de propriété reste très rare dans notre région et c’est pour cette raison que nous allons vous la présenter. D’apparence, la commanderie ressemble en tout point à une ferme classique se déclinant autour d’un plan carré délimité par les bâtiments d’exploitation et d’habitation. À l’image des grandes villas gallo-romaines du début de notre ère, l’espace interne de cet ensemble est divisé en deux parties distinctes : la ferme et annexes agricoles occupent la basse-cour alors que la maison seigneuriale en est séparée par un fossé doublé d’un muret. Cet ensemble, aujourd’hui démembré entre deux propriétaires, conserve de beaux éléments architecturaux, notamment dans la partie réservée à la maison seigneuriale.
Des ruines, toujours imposantes, s’élèvent à droite de l’actuelle habitation. On y reconnaît principalement un important mur de refend sur lequel s’adossent deux cheminées de granit qui peuvent être datées de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Selon Jean Barros, dans la S.H.A.M, une des deux cheminées était décorée du blason du commandeur, Bertrand Legrand (1552), d’argent à la Hure de Sanglier de Sable.
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