Val de Saire
Il y a le ciel, la terre et la mer
Bien explorer le Val de Saire, c’est d’abord s’imprégner de l’atmosphère des lieux et accepter de laisser du temps au temps. C’est attendre à l’abri l’espace d’un grain, pour retrouver le soleil quelques minutes plus tard et s’en aller assister à la magie d’une aurore ou d’un crépuscule estival au cap Lévi. De Saint-Vaast-la-Hougue à l’anse du Brick, de la pointe de Barfleur au château de Carneville, vous êtes ici… ailleurs !
Comme un petit air de chapelle Sixtine, sur les côtes de la Manche. Église Notre-Dame de Montfarville. Elle abrite un ensemble de toiles signées Guillaume Fouace. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Quels sont les points communs entre Marie Ravenel, simple meunière qui passa l’essentiel de son existence dans un moulin, à moudre le grain et à élever ses marmots, et Alexis de Tocqueville, descendant d’un lignage prestigieux, qui joua un rôle politique éminent ? Tous deux, d’abord, vécurent en Val de Saire et témoignèrent, chacun à sa manière, de leur attachement à leur terroir. Tous deux, ensuite, ont gravé leur nom au panthéon des lettres françaises, la première comme poétesse, le second comme écrivain et historien. À ce duo improbable, nous ajouterons bien sûr le besogneux sieur de Gouberville, ce diariste observateur de son temps.
Terre de lettrés
S’il ne reste plus rien de la demeure éponyme de notre gentilhomme des champs, il n’en est pas de même pour le moulin de Marie Ravenel, à Réthoville (commune nouvelle de Vicq-sur-Mer), où elle naquit le 21 août 1811. Restauré avec soin, ce bâtiment du XVIIIe siècle, avec à l’arrière son réservoir d’eau où coassent quantité de batraciens, est un agréable lieu de promenade aux extérieurs accessibles en toute saison. Les intérieurs ont pour leur part fait l’objet d’une transformation en écomusée, avec une salle de classe restituée des années 1950, doublée de la pièce commune type d’un habitat rural d’autrefois, avec vue sur la mécanique actionnant la meule.
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