Nicole Oresme
Nicole Oresme (1322-1382). (© Guillaume Néel)
Qu’avons-nous fait, ou qu’aurons-nous fait avant nos soixante ans d’existence ? Ce Nicole-là (oui oui, c’est bien un homme), né dans le diocèse de Bayeux, s’est illustré, accrochez-vous, dans les domaines de la philosophie, de la géométrie, des mathématiques (la technique des exposants fractionnaires, ça vous parle ? Nous, pas vraiment…), de la physique, de l’astronomie – avec une prédilection pour la mécanique céleste, excusez du peu –, de l’économie, de la politique. Vous en voulez encore ? Étudiant au collège de Navarre, il en devient le très influent grand maître, une fois docteur en théologie. Il se penche sur la musique et l’astrologie, traduit le latin et le grec, avec un net penchant pour les œuvres d’Aristote. La liste de ses ouvrages est impressionnante tant par sa quantité que par son éclectisme, sa valeur étant toujours reconnue de notre temps. Il multiplie par ailleurs les charges ecclésiastiques : chanoine de la cathédrale de Rouen, puis de celle de Paris ; doyen du chapitre de Rouen ; évêque de Lisieux. La belle mitre qui coiffe sa tête abritant un cerveau hors norme, il la doit à la faveur du roi Charles V (1364-1380). Il s’éteint à Rouen, semble-t-il le 11 juillet 1382, et a le privilège de reposer dans sa belle cathédrale de Lisieux.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°130. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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