Pierre Kœnig
Pierre Kœnig (1898-1970). (© Guillaume Néel)
Quarante-trois ! C’est le nombre de médailles que pouvait épingler sur sa poitrine ce général mythique de l’armée française. Pensez, les décorations venaient de France (bien sûr), mais aussi des USA, du Royaume-Uni, de Belgique, des Pays-Bas, du Danemark, de Pologne… Plus surprenant, il reçut même l’ordre de Souvorov (de 1re classe, s’il vous plaît), expédié depuis les murs… du Kremlin ! D’origine alsacienne, mais pur enfant de Caen, il fut collégien à Sainte-Marie et lycéen à Malherbe. Il quitta sa ville natale pour gagner l’école d’aspirants d’Issoudun en 1917, puis pour monter au front en février 1918. C’est toutefois durant la Seconde Guerre mondiale qu’il s’illustra, notamment à la bataille de Bir-Hakeim où, à la tête de 3723 Britanniques et membres des Forces françaises libres, il stoppa des unités allemandes et italiennes commandées par Rommel, dix fois supérieures en nombre. Ce fait d’armes mythique lui permit d’entrer de son vivant dans la légende. Il accrocha jusqu’à cinq étoiles à son képi, devenant général d’armée en 1946. Le 6 juin 1984, pour le quarantième anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie, on l’éleva par décret, à titre posthume, à la distinction de maréchal de France.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°133. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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