PATRIMOINE NORMAND

Portraits

Guillaume le Bâtard – L’enfance d’un chef (1027-1047)

Guillaume le Bâtard – L’enfance d’un chef (1027-1047)

« Ce que l’on apprend durant l’enfance est mieux gravé que dans la pierre », affirme un vieux proverbe chinois. Et le futur conquérant de l’Angleterre en a récolté des leçons de vie pendant sa jeunesse tourmentée. Il en a tiré des enseignements sur la versatilité de la nature humaine, sur l’obéissance à géométrie variable de certains sujets, sur la fidélité inébranlable d’autres, sur les sourires de façade précédant les coups de poignard dans le dos… Des premiers pas rudes dans l’existence, pour l’un de ces parcours initiatiques qui forgent à jamais un caractère !

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Robert le Magnifique – Le glaive et la foi

Robert le Magnifique – Le glaive et la foi

Ah ! Le voilà bien l’archétype du grand seigneur féodal, dispendieux à souhait, alternant les colères aussi soudaines que venimeuses avec les repentirs sincères et spectaculaires, capable de déclencher des guerres terribles à la moindre offense, ou de tout quitter sur un coup de tête pour marcher dans les chemins de son Dieu… Le père de Guillaume le Conquérant apparaît comme l’une des personnalités les plus complexes, contrastées et attachantes de la maison de Normandie.

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Les premiers ducs de Normandie (v.927-1026)

Les premiers ducs de Normandie (v.927-1026)

De la fin du VIIIe siècle au XIe siècle, des Scandinaves participèrent à des expéditions maritimes qui les menèrent de la Russie à l’Atlantique nord. Ces Vikings suscitent des débats passionnés chez les historiens. Étaient-ils de simples barbares sanguinaires semant la terreur ? La question intéresse au premier chef les habitants de la Normandie, car ils sont pour partie leurs descendants, comme le rappelle leur nom de Normands, « les hommes du Nord ».

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Michel de Decker – Nom de Noms !

Michel de Decker – Nom de Noms !

Les rideaux de son alcôve étaient en elbeuf. Dans un vase poussait une vernonie et une guizotie. Quand elle ne consultait pas le bottin, elle déclamait des alexandrins ou alors, un conté en main, elle dessinait en buvant un grog à la lueur d’une lampe pigeon. « C’est cornélien, soupira-t-elle, je souffre sans doute de bovarysme. À moins que je ne sois gogo ! » Comment certains noms propres normands sont devenus des noms communs…

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Jean de La Varende, hobereau normand

Jean de La Varende, hobereau normand

Le 8 juin 1959, La Varende s’éteignait à Paris, où il s’était rendu pour une séance de dédicaces. Son ami Roger Bésus écrira : « Si la France n’a perdu qu’un de ses écrivains, la Normandie a perdu son écrivain ». Normand, l’écrivain d’Ouche l’était assurément, jusqu’au bout des ongles. La variété de son œuvre écrite révèle une personnalité complexe, tiraillée par ses origines, ses convictions et ses aspirations.

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Michel de Decker – Un homme et une femme et un homme sans femme

Michel de Decker – Un homme et une femme et un homme sans femme

Ce n’est un secret pour personne, le Rouennais Flaubert passait pour avoir le sang chaud et être très ardent au déduit ; en revanche, le délicat Marcel Proust, le pensionnaire de Cabourg, n’était guère émoustillé par le galbe d’un sein ou la chute de rein d’une jolie femme. Il aurait même été franchement effrayé s’il avait un jour rencontré la redoutable Louise Colet ! Mais Marcel ne comptait que cinq ans lorsque cette femme bouillante rendit son âme à Dieu… après avoir connu tous les démons de la chair !

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