PATRIMOINE NORMAND

Véronique Boyens

Maîtresse du portrait tissé

Comme les Parques tissent la destinée des hommes, avant de couper le fil au terme de leur existence, Véronique Boyens déroule patiemment l’écheveau sinueux de nos vies. Dans son atelier de la Fabrique des Métiers d’Art au Vaudreuil, elle met en pratique une discipline méconnue : la filographie, autrement dit, l’écriture ou le dessin au fil.

Véronique Boyens Maîtresse du portrait tissé

Véronique aime se raconter au fil d’autoportraits. (© Véronique Boyens)

Mis à jour le 31 décembre 2025 à 12:17 Par
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Si la photographie constitue le socle et la toile de fond de son activité, les Parques facétieuses ont brouillé les pistes, en l’orientant d’abord vers la publicité… Née à Liège, elle étudie à Bruxelles les arts visuels, et découvre la richesse des moyens d’expression à disposition des publicitaires. Repérée par des agences, elle pratique, entre la France et les États-Unis (dix ans d’un côté de l’Atlantique, et dix ans de l’autre) toutes les facettes du métier.

Au fil de cette carrière trépidante, Véronique n’a jamais délaissé la photographie. Son talent reconnu dans ce domaine lui vaut de participer à de nombreuses expositions. Dans la solitude et l’intimité de sa voiture, ses nombreux déplacements sont l’occasion de se raconter, au gré d’autoportraits. L’appareil photo toujours à portée de main, elle aime interpréter des rôles et les immortaliser, en puisant son inspiration chez les maîtres flamands du clair-obscur ou dans le travail d’Edward Hopper. Sans oublier les pérégrinations de Thelma et Louise, les héroïnes de Ridley Scott, qui la fascinent depuis ses quinze ans…

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