Préservation des passerelles flottantes d’Omaha
À l’occasion du 80e anniversaire du Débarquement, il est intéressant de mettre le projecteur sur des vestiges souvent oubliés de cette grande page de notre Histoire. C’est le cas des passerelles flottantes d’Omaha. Sauvées de la ferraille, elles ont été remontées à Vierville-sur-Mer (Calvados) face à la plage. Cependant, les cinq pontons qui les composent doivent faire l’objet de coûteux travaux de préservation. Pour cela, la Fondation du patrimoine va lancer une campagne de dons. Une autre campagne de la Fondation est, par ailleurs, en cours pour restaurer l’église de cette même commune.
En 2004, la nouvelle installation proche de la mer est visible par tous les touristes. Elle a été inaugurée lors des commémorations du 60e anniversaire du Débarquement. (© Fabien Brissard)
« Murlberry A » : un port artificiel qui n’a pas pu servir
Lors du Débarquement, les forces alliées devaient disposer d’infrastructures portuaires pour rapidement ravitailler les hommes et décharger le matériel. C’est pourquoi deux ports éphémères, composés de passerelles flottantes (whales, baleines en anglais), de plateformes de déchargement articulées et de caissons en béton ont été préfabriqués en Angleterre en 1943. L’un était pour la plage d’Omaha (« Murlberry A », pour American), l’autre pour celle d’Arromanches (« Murlberry B », pour British).
Dès le 4 juin 1944, tous les éléments sont mis à l’eau et remorqués jusqu’au milieu de la Manche. Le matin du 6 juin, ils arrivent en vue des côtes françaises ; les premiers caissons sont installés dès le 7, et tout est mis en place le 13 juin.
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