Petite histoire du Bessin
700 millions d’années et des poussières…
Comme tous les anciens « pays » de Normandie, le Bessin s’est forgé une identité propre, basée d’abord sur ses spécificités géologiques et géographiques, ensuite sur la façon dont les hommes l’ont colonisé et aménagé. Balayée par les souffles du grand large, cette terre fut également chahutée par les vents violents de l’Histoire, devenus ouragans de feu par un petit matin de juin 1944.
Sur les falaises, au-dessus d’Arromanches et de Gold Beach. (© Stéphane William Gondoin)
Le Bessin est une entité géographique ancienne comprise entre la plaine de Caen à l’est, la baie des Veys et le cours de la Vire à l’ouest, les premiers contreforts du Massif armoricain et le Bocage virois au sud. Pour simplifier, disons qu’il couvre l’arrondissement actuel de Bayeux, c’est-à-dire le nord-ouest du département du Calvados. Sur les cartes antérieures à la Révolution, le Bessin s’étend depuis Isigny-sur-Mer jusqu’à Ouistreham, à l’estuaire de l’Orne. De nos jours, cette dernière frontière est ramenée au niveau de l’embouchure de la Seulles et à la commune de Courseulles-sur-Mer.
Ères de pierre(s)…
Sur le plan géologique, le Bessin se situe à l’extrémité occidentale du Bassin parisien. Le sud-est de l’arrondissement de Bayeux mord sur le vieux socle armoricain, composé de roches granitiques provenant du magmatisme cadomien1, au Néoprotérozoïque : granites, leucogranites, granodiorites, etc. Notons que pour le seul Massif armoricain, les deux dernières périodes du Néoprotérozoïque, le Cryogénien (720 – 635 Ma) et l’Édiacarien (635 – 541 Ma), se trouvent pour partie réunies dans le Briovérien (670 – 541 Ma), Briovera étant le nom latin de la ville de Saint-Lô.
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