Patrimoine Normand

Seconde Guerre mondiale

Patrimoine en péril : Du char Tigre de Vimoutiers au château de Magny-en-Bessin

Patrimoine en péril : Du char Tigre de Vimoutiers au château de Magny-en-Bessin

Depuis plus de quatre-vingts ans, le char Tigre de Vimoutiers intrigue les automobilistes de la D979. Sabordé par les Allemands en août 1944, ce vestige rarissime des dernières semaines de la bataille de Normandie est le seul char classé monument historique en France. Pourtant, il se dégrade inexorablement.

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Les voyages de la Tapisserie de Bayeux

Les voyages de la Tapisserie de Bayeux

Le 31 août prochain, le musée de la Tapisserie de Bayeux fermera ses portes. Ce n’est évidemment pas un clap de fin, mais un simple interlude : la fine bande de lin, brodée au XIe siècle et inscrite sur le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO, nous reviendra en octobre 2027 dans un écrin flambant neuf. En attendant ce grand moment, nous avons choisi d’évoquer ses déplacements à travers l’histoire, mais aussi l’évolution de ses conditions d’exposition et de conservation.

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Un fragment de la Tapisserie de Bayeux retrouvé

Un fragment de la Tapisserie de Bayeux retrouvé

On sait la fascination que cette fine bande de lin brodée inspira aux nazis, au point de vouloir l’emporter en Allemagne en 1944 sur ordre personnel d’Himmler. La tristement célèbre Ahnenerbe – institut de recherche créé à seule fin de prouver « scientifiquement » la validité des thèses nazies – s’intéressa beaucoup à l’œuvre du XIe siècle et envoya une équipe en Normandie afin de l’étudier.

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Un char Shermann de la 2e division blindée française débarquant d’un LST le 2 août 1944, sur la côte orientale du Cotentin. (© Conseil régional de Normandie / National Archives USA)

La bataille de Normandie – Des plages du débarquement au Havre

Dans notre numéro précédent, nous avons laissé les Alliés le 13 juin, avec une tête de pont, certes un peu précaire mais unifiée, depuis l’estuaire de l’Orne jusqu’aux portes de Montebourg, dans le Cotentin. Ils ont maintenant deux objectifs majeurs : prendre d’abord Cherbourg pour disposer d’un port en eaux profondes, s’emparer ensuite de la ville de Caen. Une fois ces buts atteints, ils vont encore longtemps se heurter à une résistance farouche avant de réussir, dans le courant du mois de juillet, à effectuer la percée décisive.

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Cimetière américain de Colleville-sur-Mer, au-dessus de la mythique plage d’Omaha Beach. Ici reposent de nombreux jeunes soldats morts sur la plage en contrebas… pour notre liberté… (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Le jour le plus long – Du côté des Alliés et des Allemands

On prête au Generalfeldmarshall Erwin Rommel d’avoir tenu à son aide de camp, le Hauptmann Hellmuth Lang, ces propos passés à la postérité : « Croyez-moi, Lang, les premières vingt-quatre heures de l’invasion seront décisives… Le sort de l’Allemagne en dépendra… Pour les Alliés, comme pour nous, ce sera le jour le plus long. » Dans les deux camps, nombreux seront ceux à ne pas voir le soleil se coucher, au soir du 6 juin 1944.

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Probable exercice de débarquement à Slapton Sands (Devon), plage à la configuration voisine de celles d’Omaha et d’Utah. L’un de ces entraînements, l’opération Tiger (du 22 au 29 avril 1944), tourna au fiasco à cause de l’attaque de vedettes rapides allemandes, ce qui coûta la vie à près d’un millier d’hommes. (© National Archives and Records Administration – Conseil régional de Normandie – Mise en couleur Rodolphe Corbin – CC BY-SA 2.0)

Eisenhower contre Hitler – Le stratège et le tyran

« Un souverain peut être une cause de trouble pour l’armée de trois façons. Il entrave les opérations militaires quand il commande des manœuvres d’avance et de recul impraticables ; il trouble l’esprit des officiers quand il cherche à intervenir dans l’administration des trois armes alors qu’il en ignore tout ; il sème la défiance chez les hommes en cherchant à s’immiscer dans la distribution des responsabilités alors qu’il ne connaît rien à l’exercice du commandement. » Si le « première classe » Hitler avait lu L’Art de la guerre de Sun Tzu, le cours du Second Conflit mondial eut pu être très différent. Fort heureusement pour nous, il ignorait jusqu’à son existence…

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En 2004, la nouvelle installation proche de la mer est visible par tous les touristes. Elle a été inaugurée lors des commémorations du 60e anniversaire du Débarquement. (© Fabien Brissard)

Préservation des passerelles flottantes d’Omaha

À l’occasion du 80e anniversaire du Débarquement, il est intéressant de mettre le projecteur sur des vestiges souvent oubliés de cette grande page de notre Histoire. C’est le cas des passerelles flottantes d’Omaha. Sauvées de la ferraille, elles ont été remontées à Vierville-sur-Mer (Calvados) face à la plage. Cependant, les cinq pontons qui les composent doivent faire l’objet de coûteux travaux de préservation. Pour cela, la Fondation du patrimoine va lancer une campagne de dons. Une autre campagne de la Fondation est, par ailleurs, en cours pour restaurer l’église de cette même commune.

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