Boutique

Boutique Dernier numéro Anciens numéros Hors-séries Livres Abonnement

S’abonner

Recevoir Patrimoine Normand

Recevoir le magazine et soutenir une revue patrimoniale indépendante.

S’abonner →

L’arboretum d’Harcourt :

un patrimoine vivant, d’hier à demain

Propriété du département de l’Eure depuis 1999, le domaine d’Harcourt réunit sur 15 hectares un patrimoine bâti hérité d’un passé prestigieux, et un patrimoine vivant en perpétuelle évolution… À l’heure où le dérèglement climatique fragilise l’équilibre entre la nature et les hommes, son arboretum bénéficie de programmes innovants, qui l’orientent vers un avenir placé sous le signe d’une gestion durable, connectée et résiliente.

La forteresse s’inscrit dans un écrin de verdure, qui retrouve sa cohérence et sa splendeur depuis le XIXe siècle. Photographie réalisée en 2017 avant la campagne de restauration engagée en 2021.

La forteresse s’inscrit dans un écrin de verdure, qui retrouve sa cohérence et sa splendeur depuis le XIXe siècle. Photographie réalisée en 2017 avant la campagne de restauration engagée en 2021. (© Frédéric Grimaud)

Mis à jour le 2 juillet 2026 à 21:36 Par
Partager :

Deux siècles d’expérimentation botanique

Témoin de la puissance des seigneurs d’Harcourt, la forteresse médiévale s’intègre dans un écrin de verdure, qui retrouve peu à peu sa splendeur depuis le début du XIXe siècle. Abandonné pendant plusieurs décennies après le décès en 1715 de Françoise de Brancas, Princesse d’Harcourt, qui avait transformé l’austère château fort en une demeure de plaisance, le domaine est acheté en 1802 par Louis-Gervais Delamarre. Cet avoué parisien, rescapé de la Terreur, est spécialisé dans les contentieux soulevés par la gestion des biens des émigrés.

L’homme est surtout un fin connaisseur de la sylviculture, à laquelle il a consacré un traité, tout en plantant une forêt aux environs du Mans. Plus qu’une activité économique, l’exploitation de la forêt d’Harcourt est pour lui le corollaire des recherches scientifiques d’un botaniste avide d’expérimentations.

Si nos forêts normandes sont le royaume des feuillus, le passionné, qui a mis définitivement de côté sa carrière d’avocat, teste avec succès la culture de résineux pour reboiser le domaine. Les pins laricios de Calabre, pins sylvestres ou pins maritimes s’acclimatent peu à peu à l’écosystème normand, et côtoient bientôt des essences exotiques – à l’image des deux superbes cèdres du Liban plantés en 1810, porte d’entrée dans ce paradis arboricole. Louis-Gervais Delamarre sauve par ailleurs le château de la ruine pure et simple qui le guettait. L’édifice est toujours en restauration, pour un résultat déjà remarquable.

Il vous reste 89 % de l’article à lire.

Retrouvez cet article dans son intégralité

Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°138. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS