Le cimetière monumental de Rouen
Familièrement appelé le « Monumental », le cimetière rouennais du nord-est fut ouvert en 1828. Réservé aux élites, par le prix de ses concessions perpétuelles, il a permis à celles-ci d’affirmer leur réussite jusque dans la tombe. Véritable cours d’architecture funéraire, cet ensemble de tombeaux correspond à toutes les formes et tous les styles en usage lors de son apogée, à la charnière des XIXe et XXe siècles.
Le cimetière monumental de Rouen. L’allée menant au columbarium (ancienne chapelle) bordée d’arbres en fleurs. Manière de souligner la dimension bucolique du « Monumental ». (© Érik Follain)
Parfois abusivement surnommé le « Père-Lachaise rouennais », le cimetière monumental de Rouen est, avec ses dix hectares et ses 22 000 sépultures, le plus grand et le plus célèbre cimetière de Rouen. La ville possède d’autres cimetières : celui du nord (qui lui fait face juste de l’autre côté de la route), celui de l’ouest (dominant le confluent des vallées du Cailly et de la Seine) et celui du mont Gargan (non loin du point de vue de la côte Sainte-Catherine). Situé au nord-est de la ville, le « Monumental » occupe le rebord du plateau et bénéficie ainsi d’une magnifique vue sur la capitale normande.
Des dizaines de personnalités qui ont contribué à la renommée de Rouen, dans les domaines politique, scientifique, artistique et économique, y sont enterrés. Cela explique sa notoriété, si l’on y ajoute ses merveilles d’architecture funéraire. C’est ainsi qu’en 2019 il a été labellisé « Cimetière remarquable d’Europe ».
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°124 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
