PATRIMOINE NORMAND

À la découverte de la forêt de Gouffern

et de ses abords

La Normandie est riche en forêts, qui constituent autant d’espaces naturels à préserver. On songe bien sûr à Lyons ou à Brotonne, à la ceinture verte enserrant l’agglomération rouennaise, aux vastes sylves plantées à l’ouest d’Évreux ou aux chevelures couvrant certaines cimes du Massif armoricain, à Écouves ou à Andaines. La forêt de Gouffern est l’un de ces « joyaux émeraude » où l’on peut errer sans but de chemin en chemin. Elle-même un haut lieu d’histoire en soi, sa lisière est par ailleurs cernée de multiples sites du plus haut intérêt.

La campagne de Falaise : vue depuis le sommet de la motte castrale de Sainte-Eugénie. (© Stéphane William Gondoin)

La campagne de Falaise : vue depuis le sommet de la motte castrale de Sainte-Eugénie. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 5 novembre 2025 à 21:05 Par
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La forêt de Gouffern est la partie principale d’un ruban boisé qui s’étire depuis Falaise (Calvados) jusqu’à Almenèches (Orne). Sa surface totale de 4102 ha se divise en deux blocs : au sud de la rivière Ure, un affluent de l’Orne, la forêt de Petite Gouffern ; au nord de ce cours d’eau, la forêt de Grande Gouffern. L’ensemble du massif est constitué de surfaces sous statut domanial (944 ha appartiennent à l’État), de bois communaux ou privés. Elle est dans son intégralité inscrite à l’inventaire des ZNIEFF (Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique).

Légendes autour d’une « Pierre levée »

Plusieurs fragments de mégalithes ont été repérés sous l’important couvert végétal. Le plus spectaculaire témoignage de la civilisation néolithique est cependant le menhir en grès rougeâtre de 5,50 m de haut appelé « Pierre levée », qui se trouve en lisière orientale, près du château de la Vente. On l’appelle aussi dans le pays la « Pierre aux fées », la tradition populaire attribuant aux empreintes des doigts de certaines de ces créatures magiques les étranges cavités rondes dont l’une de ses surfaces est constellée. En Normandie autant qu’en Bretagne, le « Petit Peuple » et sa vision poétique – et même onirique – du monde ne sont jamais très loin. Amélie Bosquet, cette grande collectrice de traditions ancestrales, nous donne une autre version dans sa Normandie romanesque et merveilleuse : « il [le menhir] se rencontre dans la forêt de Gouffern, à deux lieues d’Argentan, à trois lieues de Trun, et à une lieue du célèbre haras du Pin.

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