Les Anglaises à Dieppe à la fin du XIXe siècle
Quand on arrive aujourd’hui dans le plaisant port de Dieppe, toujours très animé en haute saison, on ne se souvient plus guère que cette ville fut, à la charnière des ères victorienne et edwardienne, le lieu de résidence d’une importante et très vivante communauté britannique qui a compté en ses rangs parmi les plus grands artistes, hommes d’État, membres de la maison royale, et hautes personnalités de l’époque. Et les femmes y ont joué un rôle prépondérant.
Dieppe à la fin du XIXe siècle. La promenade à l’heure de pointe. (Collection Serge Van Den Broucke)
À partir de 1896 parut dans l’hebdomadaire londonien The Citizen tout une série d’articles enjoués et élégamment ciselés relatant les chroniques de la vie dieppoise, signés du journaliste et romancier à succès John Strange Winter, dont les premiers textes remontaient à 1874, dans le Family Herald. Cet auteur est aujourd’hui bien oublié, bien que son œuvre la plus célèbre, Booties’ Baby, se vendit à près de deux millions d’exemplaires dans les dix ans suivant sa publication en 1885. Mais derrière le nom de John Strange Winter se dissimulait en fait une femme d’esprit remarquable, à la forte personnalité, née à York le 13 janvier 1856, et dont l’aïeule était la célèbre actrice shakespearienne Hannah Pritchard : Henrietta Eliza Vaughan Stannard, née Palmer.
John Ruskin, le fameux critique d’art dont les travaux sur l’architecture, notamment, ont profondément influencé la pensée européenne, était l’un de ses nombreux admirateurs. Elle devint même présidente de la Société des Femmes Journalistes en 1901, après avoir été présidente du Club des Écrivains dès 1892.
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