PATRIMOINE NORMAND

John Law (1671-1729)

L’aventurier écossais qui devint connétable de Normandie

John Law, plus connu en France sous le pseudonyme de Lass, est resté célèbre dans l’histoire du XVIIIe siècle pour son fameux système financier qui, par la création du papier-monnaie, révolutionna la banque. Mais on sait moins qu’il investit massivement à titre personnel dans des propriétés et des projets spectaculaires en Normandie.

Portrait de John Law au temps de sa gloire. (Domaine public - DR) ;  Le port de Rouen au XVIIIe siècle, celui-là même dont Law veut faire le plus grand de l’univers. Détail du tableau d’Hubert Robert (1733-1808), dans la salle des États du palais archiépiscopal de Rouen, aujourd’hui Historial Jeanne-d’Arc. (© Stéphane William Gondoin) 

Portrait de John Law au temps de sa gloire. (Domaine public – DR) ;  Le port de Rouen au XVIIIe siècle, celui-là même dont Law veut faire le plus grand de l’univers. Détail du tableau d’Hubert Robert (1733-1808), dans la salle des États du palais archiépiscopal de Rouen, aujourd’hui Historial Jeanne-d’Arc. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 16 novembre 2025 à 20:25 Par
Partager :

Tout a commencé le lundi 9 avril de l’an 1694 à Londres, vers une heure de l’après-midi. Ce jour-là, à Southampton Square, un tout jeune homme de vingt-trois ans, vigoureux et bien fait de sa personne, armé d’une épée achetée cinq shillings, porte un coup direct à un adversaire fortuné et de figure tout aussi plaisante, Edward Wilson. La lame frappe un peu au-dessous de l’estomac, et s’y enfonce, ouvrant une plaie de deux pouces de large. Le coup est instantanément fatal. Aussitôt, on crie, on s’insurge, on se saisit du coupable, on exige de lui son identité : il s’appelle John Law, il est écossais et il est le fils d’un riche orfèvre d’Édimbourg devenu banquier, propriétaire du domaine et du château de Lauriston depuis 1683.

Quant à Wilson, on dirait aujourd’hui qu’il est un jetsetter, un oisif fréquentant les salons mondains, étalant une richesse qui semble inépuisable dont l’origine demeure mystérieuse : un commentateur contemporain s’interroge en notant qu’il n’était pas connu pour « être versé dans la compagnie des femmes » et « qu’il n’a pas encore pu être découvert comment il pouvait vivre dans une extravagance si prodigieuse ».

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°113 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS