Normandie impressionniste
Suivez le guide !
Des expositions, des concerts, des représentations théâtrales : au total plus de 450 manifestations sont prévues dans toute la Normandie à l’occasion de cette troisième édition du festival Normandie impressionniste. Ne pouvant malheureusement toutes les recenser ici, nous vous donnons quelques idées de sorties. Il y a forcément quelque chose à voir près de chez vous.
Eugène BOUDIN, L’Embarcadère et la jetée de Trouville, 1863, huile sur bois, 34,8 × 58 cm. (Washington (États-Unis), National Gallery of Art, Collection of Mr and Mrs Paul Mellon © National Gallery of Art, Washington)
Eugène Boudin, l’atelier de lumière
Le musée d’Art moderne André-Malraux du Havre (MuMa en abrégé), possède la seconde collection en France de peintures impressionnistes. Pour Eugène Boudin, le fonds local est même le second au monde, avec 325 peintures, dessins, aquarelles et gravures conservés. « Comme j’ai soif de lumière », écrivait-il en 1888, témoignant par là son attachement viscéral aux ambiances extérieures, particulièrement en bord de mer, et sa volonté de saisir l’instant fugace… L’exposition bénéficie de très nombreux prêts, consentis par des institutions publiques ou par des collectionneurs privés en France (musées d’Orsay, de Bordeaux, d’Agen, de Strasbourg…), en Europe (Royaume-Uni, Danemark, Chypre) et dans le monde (États-Unis, Canada).
203 œuvres au total, mises en perspectives avec les collections permanentes du MuMa et notamment des toiles peintes par les amis de Boudin, tels Courbet, Monet ou Jongkind. Les séries, comme les études de ciel, permettent de mieux saisir le travail de l’artiste. Peut-être éprouverez-vous devant ces œuvres les mêmes sentiments que Charles Baudelaire : « À la fin, tous ces nuages aux formes fantastiques et lumineuses, ces ténèbres chaotiques, ces immensités vertes et roses, suspendues et ajoutées les unes aux autres, ces fournaises béantes, ces firmaments de satin noir ou violet, fripé, roulé ou déchiré, ces horizons en deuil ou ruisselants de métal fondu, toutes ces profondeurs, toutes ces splendeurs, me montèrent au cerveau comme une boisson capiteuse ou comme l’éloquence de l’opium » (Curiosités esthétiques, 1868). On ne conseille pas les paradis artificiels, mais cette exposition oui.
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