Bouilleur ambulant
Un métier traditionnel en voie de disparition ?
Sur les routes bocagères normandes, entre l’automne et l’hiver, on aperçoit encore parfois la silhouette d’un alambic, rappelant que la distillation demeure un savoir-faire vivant. Installé à Tribehou, dans la Manche, Arnaud Saint-Clair est distillateur ambulant : il se rend chez ses clients, professionnels comme particuliers, pour distiller le cidre et fabriquer du calva.
Arnaud Saint-Clair devant son alambic à colonne, un appareil centenaire transmis par son père. (© Damien Bouet)
Portrait d’un bouilleur ambulant
Depuis une vingtaine d’années, Arnaud Saint-Clair parcourt les routes du Cotentin pour perpétuer une tradition héritée du XIXe siècle. Une passion familiale transmise de longue date : il succède à son père, qui a distillé du cidre pendant un demi-siècle. L’alambic qu’il utilise aujourd’hui, légué par ce dernier, a été fabriqué dans l’entre-deux-guerres et frôle désormais la centaine d’années d’existence. Arnaud pratique son activité de la fin septembre à la mi-février, une période dense rythmée par les rendez-vous chez les récoltants, la surveillance de l’alambic et les conversations autour de la « bouillotte ».
La distillation reste strictement encadrée, mais demeure accessible à toute personne possédant des pommiers. En France, un bouilleur de cru est un récoltant autorisé à distiller les fruits de sa propre récolte. Lorsqu’il ne possède pas d’alambic, il fait appel au distillateur ambulant, professionnel itinérant qui se déplace de ferme en ferme. Le bouilleur dispose d’un droit individuel, tandis que le distillateur ambulant assure la distillation.
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