PATRIMOINE NORMAND

Le moulin de la Ville à Négreville

Cité dans les sources dès le XIIᵉ siècle, le moulin de la Ville à Négreville est le plus ancien moulin à eau du Cotentin encore en fonctionnement. Classé monument historique, il a retrouvé sa vocation à la suite d’une restauration d’envergure menée dans le respect des techniques anciennes. Ce lieu patrimonial vivant conjugue aujourd’hui production artisanale, transmission des savoir-faire meuniers et valorisation du sarrasin.

À gauche : Témoins essentiels de l’exploitation ancienne de la force de l’eau, les équipements hydrauliques ont longtemps constitué la principale source d’énergie pour actionner meules, foulons ou marteaux-pilons. Le moulin de Négreville illustre encore aujourd’hui, de manière exceptionnelle, l’organisation et le fonctionnement d’un moulin banal devenu communal dans la campagne du Cotentin, alors même que biefs et aménagements hydrauliques tendent désormais à disparaître. (© Maison Dolbet) ; À droite : Jean-Marie Robin a réussi l’exploit de remettre en état de fonctionnement un moulin promis à la ruine. (© Damien Bouet)

À gauche : Témoins essentiels de l’exploitation ancienne de la force de l’eau, les équipements hydrauliques ont longtemps constitué la principale source d’énergie pour actionner meules, foulons ou marteaux-pilons. Le moulin de Négreville illustre encore aujourd’hui, de manière exceptionnelle, l’organisation et le fonctionnement d’un moulin banal devenu communal dans la campagne du Cotentin, alors même que biefs et aménagements hydrauliques tendent désormais à disparaître. (© Maison Dolbet) ; À droite : Jean-Marie Robin a réussi l’exploit de remettre en état de fonctionnement un moulin promis à la ruine. (© Damien Bouet)

Mis à jour le 6 janvier 2026 à 10:57 Par
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Une restauration exceptionnelle

Moulin banal de Négreville attesté dès le XIIe siècle, l’édifice actuel a très largement été remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles. Situé au cœur du bocage du Cotentin, au pied d’un bief capté sur la rivière la Gloire, le moulin a été exploité jusqu’au décès de François Dolbet, en 1967. Entretenu par la veuve du dernier meunier, il a été classé monument historique en 1975. Il dispose alors de son mécanisme entièrement en bois qui se dégrade peu à peu au fil des décennies.

Le moulin est acheté par Jean-Marie Robin en 2021. Le pari est alors risqué, le bief est entièrement envasé et le site est régulièrement inondé lors des crues hivernales de la Gloire. Le nouveau propriétaire décide de restaurer entièrement l’ensemble et de rendre au lieu sa fonction originelle. Il élève d’abord un mur de protection et recréé une digue, pour canaliser l’eau. Il reconstruit également les vannes de décharge et près de 400 m³ de vase sont retirés du bief. Le béton, coulé au fil des années, a été supprimé au profit de la pierre maçonnée à la chaux.

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