L’étrange affaire Clément Passal
Agonie en sous-sol
Octobre 1929. Trois semaines avant le fameux jeudi noir de Wall Street, on découvre dans le bois de Verneuil-sur-Seine un cercueil contenant le corps d’un certain Clément Passal, résidant à Saint-Aubin-jouxte-Boulleng. L’homme a été enterré vif ! Début d’une enquête hors norme…
Clément Passal, dit marquis de Champaubert. (DR)
En Seine-Inférieure, Saint-Aubin-jouxte-Boulleng (aujourd’hui Saint-Aubin-lès-Elbeuf) tutoie la cité drapière d’Elbeuf, nichée dans un coude de la Seine et surnommée « la ville aux cent cheminées ». En 1929, la prospère Elbeuf affiche fièrement comme devise sur la façade de sa poste centrale : « Ici, tout le monde travaille ». Tout le monde ? C’est trop présumer de l’honnêteté de chacun des Elbeuviens. Certains tentent de gagner leur vie sans vraiment s’embarrasser de scrupules…
Inquiétantes lettres anonyme
Le 3 octobre 1929, Félix-Gustave Bachelet, un épicier trentenaire, reçoit un courrier anonyme à son domicile saint-aubinois. Il s’agit d’une lettre dactylographiée sur papier gris perle, envoyée la veille de Paris. Elle évoque le sort tragique d’un ami de Bachelet, un nommé Clément Passal, né en 1892 à Saint-Denis (Seine) et résidant également à Saint-Aubin : « Monsieur, J’ai relevé votre adresse dans le portefeuille de Clément Passal, enterré vivant samedi dernier. Le plan contenu dans la lettre anonyme que je fais connaître à sa mère, à qui j’écris par ce même courrier, je vous avertis, ayant des remords, pour que vous puissiez le délivrer.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°88. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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La Côte des Îsles – Entre falaises, havres & dunes