Château de Mesnil Geoffroy
La majesté paysagère
Au cœur du plateau crayeux de la Seine-Maritime, entre Yvetot et Veules-les-Roses, le prestigieux château du Mesnil-Geoffroy dresse son altière silhouette au milieu des champs, flanqué du long mur qui protège ses jardins et s’ouvre par un saut-de-loup au regard du passant. Une remarquable alliance de l’architecture et du paysage, comme un appel au visiteur amateur de beauté.
Château de Mesnil-Geoffroy et champ de lin. (© Thierry Georges Leprévost)
La construction de la demeure date du XVIIe siècle. Comme il arrive souvent, elle remplace un château médiéval fortifié initial, détruit pendant les guerres de Religion. Son nom vient de Jeuffre de Follin, petit seigneur de Bourgogne qui épouse en 1384 à Sainte-Colombe (tout près d’Ermenouville) la Cauchoise Élisabeth de Pinneville, fille de Laurent de Pinneville, seigneur du Mesnil et de la Fontaine en Dun. Il prend dès lors pour patronyme le nom de La Fontaine de Follin. Comme il y a un autre mesnil non loin de là (le Mesnil-Durdent, dit Mesnil-Bas), on dit d’abord Mesnil-Haut pour le distinguer de l’autre, puis Mesnil-Jeuffre. Transformé en Geffroy, puis Geoffroy, ce nom restera attaché au domaine. L’orthographe Jeoffroy sera fréquente jusqu’à la Grande Guerre.
Un château équilibré et harmonieux
Construit en 1640 par les La Heuze1, c’est un bâtiment caractéristique du règne de Louis XIII, aux harmonieux volumes bien équilibrés, avec un corps de logis central en trois parties, doté de larges fenêtres aux grandes clés saillantes et de lucarnes en œil-de-bœuf, marqué par des toitures en ardoises très pentues flanquées de hautes cheminées dressées comme autant de sémaphores.
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