Patrimoine Normand

Château du Repas

Situé sur la commune de Chênedouit, le château du Repas, prolongé de longues allées forestières, élève sur les hauteurs du bocage houlmois, sa masse imposante et sévère.

Photo aérienne du château du Repas.

Le château du Repas. Sur cette vue aérienne, la tourelle d’escalier, hors-œuvre du XVe siècle, adoucit la rigueur de la construction parfaitement ordonnée de style Louis XIII. (© Jeannine Rouch)

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Très modeste, l’ancienne église paroissiale, placée sous le vocable de Saint-Julien Le Pauvre, située au bout de l’allée bordée de hêtres qui prolonge la façade Sud-Ouest du château, est très ancienne. Elle est mentionnée en 1377 par Jean de Sarceaux, prêtre. Lui-même (ou son neveu) rend aveu au roi du fief du Repas en octobre 13901. Elle fut rattachée à la commune de Chênedouit en 1822 puis achetée par le dernier baron de Cheux quelques années plus tard.1

Le Répas (Repassus, ou Repast) est qualifié de vavassorerie2 dans le Terrier de la Vicomté de Falaise en 1326. Cette maison de Sarceaux ou Serceaulx a possédé la terre du Repas pendant environ deux siècles. Au milieu du XVe siècle, Guillemette, héritière du Repas épouse Michel Le Verrier de la Conterie, issu d’une puissante et nombreuse famille, dont les rameaux se retrouvent épars dans toute la région. Il portait : « d’argent à la hure de sable armée d’argent ». En 1477, Guillemette est veuve. Elle a trois fils : Richard, Jean et Guillaume qui sera prêtre.

Photo du château du Repas.

Le château du Repas. (© Jeannine Rouch)

On attribue à Jean la construction d’un manoir dont il reste : les soubassements du château actuel et la tour d’escalier en vis située au milieu de la face Est, côté jardin. Jean Le Verrier, sieur de Crèvecœur à Giel, de Lougé et du Repas eut quatre enfants dont Guillaume et une fille, Renée, dame du Repas, qui épouse le bailli de Saint Aubert, Samson Sallet, homme ambitieux, de petite noblesse de robe (prouvée cependant le 15 décembre 1540). Il portait : « d’argent à deux roses de gueules posées en chef et au cœur de même posé en pointe ». En 1554 sa belle-sœur, Philippine de Craon, dame et baronnesse de Vassy, veuve de Guillaume Le Vérrier, lui cède la jouissance de la terre du Repas.

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Notes

    1. Archives nationales, rep. de Brusses.
    2. Vavassorerie : fief tenu par un arrière-vassal.
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