Oignons, bulbes et Caïeux
Plantes domestiquées en Normandie
Pour participer au printemps qui vient, voici racontés quelques récits et anecdotes tirés de la petite histoire des bulbes en Normandie.
L’échalote à rames. (Photo Christiane Dorléans © Patrimoine Normand)
L’échalote à rames en Cotentin
« Botaniquement », il s’agit d’une curieuse plante. Pour se reproduire, elle ne fleurit pas mais fabrique de petits bulbes aériens en couronnes étagées. À l’automne, ils tombent sur la terre fraîche et s’y enracinent. Cultivée dans l’ensemble de la Basse-Normandie jusqu’au début du XXe siècle », l’échalote à rames » ou « oignon rocambole » est un légume perpétuel intéressant. Le gros bulbe, au pied, se divise pour être utilisé comme une échalote pendant tout l’hiver. Très tôt, au printemps, les jeunes pousses aromatisent salades et crudités. Enfin les bulbilles qui apparaissent dès le mois de juin en couronnes en haut des tiges sont confites au vinaigre et consommées avec viandes et pâtés.
Muscari des vignes
Dans le sud du pays d’Auge, le Perche, autour de Cabourg et Bernières, à l’arrière des dunes, fleurissent dès la mi-mai quelques touffes de Muscari « à toupet ». Proches du muscari des jardins, la fleur à clochettes bleues est surmontée de pétales échevelés. Elle se serait échappée des cultures de la vigne. F. Gidon, médecin caennais écrit que le « bulbe en était consommé ainsi que le bouton floral comme on le fait des asperges1 ».
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Notes
- François Gidon : « Archéologie de l’alimentation » in Bulletin de la Société des Antiquaires, Caen, 1932.
