Saint-Lô, berceau du cheval de sport français
Depuis la création du dépôt d’étalons en 1806 sous Napoléon Ier jusqu’au développement du Centre de Promotion de l’Élevage, Saint-Lô s’est imposée comme l’un des grands foyers du cheval en France. Terre du Selle Français et héritière d’un savoir-faire équestre multiséculaire, la cité normande demeure aujourd’hui encore au cœur de l’élevage et du sport hippique national.
Haras de Saint-Lô. (Photo Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand)
Dans la lignée des haras nationaux, celui de Saint-Lô figure parmi les tard-venus. Il ne voit le jour qu’en 1806. Longtemps avant lui, Colbert avait fondé en 1665 l’administration des haras, le premier établissement royal étant sis à Montfort-l’Amaury.
1715 voit la naissance du prestigieux haras du Pin, qui ne prendra son essor que dix ans plus tard. Pompadour est ouvert en 1761 et Rosières en 1764. Louis XIV, puis Louis XV, entendaient donner à l’état royal des étalons attitrés, des souches qui permettraient de se livrer à un élevage rationnel, répondant aux besoins précis d’une armée dont le cheval constituait un élément essentiel. Au lendemain de la Révolution, qui supprime purement et simplement les Haras royaux, Napoléon Ier prend conscience en 1806 de l’importance de cette institution d’ancien régime, et décide de lui redonner vie. Il rouvre les haras qui existent déjà et en crée d’autres, car il veut fournir à l’armée impériale tous les chevaux dont elle a besoin pour des campagnes grandes consommatrices d’équidés.
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