Patrimoine Normand

Le parc de Vendeuvre et son histoire

Jardin d’eau « surprises »

Connu pour ses miniatures, Vendeuvre c’est aussi un parc savamment organisé autour de jardins d’eau « surprises ».

Jardin du château de Vendeuvre. (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)

Jardin du château de Vendeuvre. (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 15 mai 2026 à 10:33 Par
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Dès le Haut Moyen Âge, un village existait au bord de la Dives sur le tracé d’une voie romaine. Le nom de Vendeuvre vient du gaulois Vindos (blanc) et briga (« mont » ou « agglomération ») (Vendevre, en 1195). À cette époque, une place forte commande le pont sur la Dives, la baronnie de Vendeuvre relevant du fief de Crèvecœur. Un peu plus tard, Julien de Paulmier, Vicomte de Falaise et médecin du roi Charles IX, devenu, en 1685, seigneur de Vendeuvre, habite le vieux manoir et y reçoit l’élite protestante et intellectuelle de son temps, Clément Marot, entre autres. S’y succèdent ensuite plusieurs familles s’illustrant, tant par leur bravoure que par leur notabilité. En 1675, Vendeuvre est aux mains des Beaurepaire de Louvagnie. Issue de cette famille, et héritière du domaine, Jeanne-Gabrielle ap­por­te en dot en 1739 à Ale­x­andre le Forestier d’Osseville, la seigneurie de Vendeuvre. De cette union fut créée, de père en fils, propriétaire du domaine jusqu’à nos jours, la noble lignée des Vendeuvre.

Disposant de revenus importants, Alexandre, alors ingénieur du roi, y entreprend de grands travaux. Il déplace de 800 mètres le village et fait construire de 1750 à 1752 sur les plans de J.F. Blondel, le château actuel, abandonnant ainsi le vieux manoir des Paulmier, jugé inconfortable et trop humide. Agréé par Alexan­dre de Vendeuvre, le plan d’architecture extérieur de cette nouvelle « maison des champs » sans ostentation s’ins­pire du style Régence. La sobre ordonnance des façades est adoucie par le couvrement cintré des baies, l’enroulement des volées d’escaliers et les ornements sculptés (on y remar­que la marguerite, fleur préférée de Jeanne-Ga­brielle).

Photo du parc du château de Vendeuvre. Le Temple de la Sérénité.

Parc du château de Vendeuvre. Le Temple de la Sérénité. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Au XVIIIe siècle, un jardin « à la française », emprunte, comme aujourd’hui, l’axe des façades principales. L’orangerie est reconstruite en 1785 en pendant des écuries. En même temps se crée un « jardin d’utilité » dans l’axe latéral droit du château qui comprend le vivier, le potager, la glacière, la basse-cour. Le colombier se situait derrière le château.

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