Patrimoine Normand

Arsène Lupin à Jumièges

Une lecture assidue de tous les écrits de Maurice Leblanc démontrerait au bout de quelques lignes seulement que cet auteur connaissait la Normandie mieux que personne et le pays de Caux, ce triangle entre Rouen, Le Havre et Dieppe, encore mieux. Ses personnages évoluent fréquemment dans ce vert pays, de collines en abbayes, de falaises en châteaux. Il était donc évident que des scènes devaient se dérouler à Jumièges et presque encore plus que ce soit avec le légendaire Arsène Lupin.

Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. Couverture de l'édition de 1907 dessinée par Henri Goussé.

Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. Couverture de l’édition de 1907 dessinée par Henri Goussé. (DR)

Mis à jour le 15 mai 2026 à 11:20 Par
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Maurice Leblanc, né à Rouen en 1864, a passé toute son enfance dans sa ville natale et dans sa région. Par ailleurs sa famille possédait une maison à Jumièges et c’est là qu’il passa toutes ses vacances d’enfant et d’adolescent. Dans plusieurs de ses romans, des scènes s’y déroulent, ou des propos s’y rapportent. Ainsi dans La Comtesse de Cagliostro, « un touriste digne de ce nom » doit impérativement avoir visité l’abbaye de Jumièges. Ou encore dans Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, à nouveau « un touriste digne de ce nom » doit avoir remarqué le château de Malaquis près de Jumièges.

Plus encore que ses romans, c’est Maurice Leblanc qui présente directement ce qu’est Jumièges pour lui dans un courrier adressé aux « Artistes Normands » en 1933. « Le seul nom de Jumièges a toujours été pour moi la plus douce évocation de mon passé ». Plus loin dans sa lettre, « toute la beauté de la nature se mêle aux ruines, et du passé qui l’entrelace au présent, m’y fut révélée. Chacun de nous a dans la vie un certain nombre de visions qui commandent toutes nos émotions esthétiques. Pour ma part, je n’ai pas, au plus profond de ma sensibilité, d’image plus éblouissante et plus impérieuse que celle des ruines de Jumièges ».

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